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"Nous demandons à Marc Véron, directeur délégué de Fret SNCF, de mettre en place au profit du transport combiné un réseau basique, voire squelette s'il le faut, mais puissant et fiable et à des prix compétitifs".
C'est l'une des requêtes formulées par Jean-Claude Brunier, élu président du Groupement National des Transports Combinés (GNTC) le 13 mai (cf, TIH n° 12), onze ans après son premier mandat (1993-1997). Face à la situation critique du rail-route, le P-dg de TAB (34) a insisté sur la nécessaire réforme du ferroviaire: "II faut atteindre une qualité de service de 97 à 98 %, au lieu des actuels 80 à 85 % et améliorer le coefficient de remplissage des trains".

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Le GNTC a aussi souligné un manque de visibilité quant aux intentions de la SNCF. "Nous ne connaissons pas la déclinaison du plan fret pour le combiné qui représente pourtant 25 % de l'activité", a regretté Jean-Claude Brunier. Ce à quoi Marc Véron, directeur délégué de Fret SNCF, s'est contenté de répondre: "Les utilisateurs du rail-route ont besoin d'un partenaire sain. II nous faut d'abord éponger la perte de 450 M€ (pour un chiffre d'affaires d'affaires de 1,9 Md€ ) avant de penser au développement". Le rail-route risque donc de devoir attendre fin 2006 - date prévue du retour à l'équilibre - pour espérer des changements significatifs. D'ici là, le GNTC espère au moins bénéficier d'une augmentation

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des subventions. "Nos 16 millions d'euros sont bien modestes comparés aux 800 millions attribués par le gouvernement à Fret SNCF", a souligné Jean-Claude Brunier. "L'aide financière est maintenue pour 2004 et 2005 mais nous n'en connaissons pas encore le montant", a affirmé Patrice Raulin, Directeur des Transports Terrestres.
Pour Marc Véron en tout cas, "une sélection des trafics sera nécessaire, certains n'ayant pas trouvé de pertinence économique".

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