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3 questions à...
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Jean-Claude Brunier : Je citerai deux événements. Le premier, c'est l'élaboration par nos adhérents de la caisse mobile de 13,60 m, croisement de la semi-remorque routière et du conteneur maritime. Cette caisse dont la tare est minimum offre un chargement optimum sur le train. Cette invention française a depuis été adoptée par nos voisins européens et est utilisée dans 98 % des trafics. Le second, c'est en 2003 l'ouverture du GNTC aux opérateurs du rail-route : Novatrans, Naviland Cargo, T3M, Froid Combi... La réunion de ces derniers avec les adhérents historiques, les entreprises routières, a permis au GNTC de renforcer son influence et son pouvoir de négociation auprès des pouvoirs publics. Différents, ces deux métiers ont oeuvré pour l'intérêt commun : défendre et développer la technique du transport combiné. L'O.T. : Pourtant, le combiné reste à la peine ? J-C. B. : Sur le papier, le combiné était l'élève surdoué, promis au plus bel avenir. Mais dans la réalité, il a été vite confronté à de nombreux problèmes. Les causes : le monopole de la SNCF, pratiquant une politique tarifaire déraisonnable et offrant une qualité de service médiocre, et la chute des aides gouvernementales passées de 100 M€ en 1999 à 24 M€ en 2005. Conséquences : une flambée des prix de traction et une chute de 30% de l'activité combiné ces quatre dernières années. L'O.T. : La tendance peut-elle s'inverser ? J-C. B. : Nous le pensons fortement. À l'image de ses partenaires européens, la France a entamé une réforme et une adaptation de ses structures ferroviaires. La création de RFF a concouru à une meilleure transparence des accès aux sillons. Surtout, la libéralisation du rail s'est accompagnée d'un plan de réforme du Fret SNCF dont les premiers effets sont positifs. Sur certaines liaisons, la qualité de service recueille un taux de satisfaction de 95%. Par ailleurs, le combiné s'inscrit parfaitement dans le concept de développement durable. Avec le combiné en France, ce sont mensuellement 17 millions de litres de gazole économisés et 70.000 t d'émissions de C02 en moins, également une réduction de 4000 PL quotidiens sur les axes routiers. Avec la flambée du baril, le combiné permet de maîtriser le prix de revient sur la longue distance. Déjà, nous constatons un retour de grands opérateurs routiers vers le combiné, qui est aussi un mode opératoire permettant d'éviter les délocalisations d'entreprises de transport. L'environnement actuel et futur est donc favorable au combiné. Aux institutions françaises et européennes de nous aider à la conforter et à l'amplifier. Propos recueillis par Stéphane Le Hénaff (1) Le Groupement national des transports combinés tiendra son Assemblée Générale le 18 mai. |
N°2357 - 12 mai 2006 - L'Officiel des Transporteurs
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